article I. la séquence démocratique.

article I. la séquence démocratique.
...

Dans un scrutin démocratique, la majorité absolue des suffrages exprimés emporte l'élection.

Sont exprimés tous les suffrages non blanc ni nul.

Le vote blanc est réputé exprimé chaque fois qu'il emporte une majorité absolue. Il annule le scrutin. Il est alors procédé à un nouveau scrutin.



La clause démocratique c'est le 3° alinéa ! Elle consiste pour l'Etat à valider l'expression du vote blanc lorsqu'il s'exprime à la majorité absolue afin qu'il annule alors le scrutin.

Elle vise à ralentir le système afin d'entre prendre le contrôle. En nous permettant de prolonger la séquence démocratique, cette clause clarifiera considérablement le débat national car elle nous donnera le temps d'exprimer la voix populaire. En quelque sorte, on n'aura plus besoin d'attendre sept ou cinq ans entre deux arguments... Cette loi nous servira (à nous, le peuple !) de moyen de défense, de bouclier.

Le président a sa dissolution, le premier ministre son 49.3, le parlement a la question de confiance et sa motion de censure, et le peuple lui, la grève, la grève de la faim, et un bulletin stérile. Ce n'est pas normal. La CD protégera notre indépendance civique. Notre libre arbitre. La clause démocratique sera le biais juridique par lequel le peuple pourra desormais répondre aux politiciens : L'Etat, c'est nous !

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 19:54

Modifié le samedi 23 mai 2009 10:17

article II. l'électeur.

article II. l'électeur.
Est inscrit d'office à sa majorité sur les listes électorales françaises et peut voter tout national français des deux sexes jouissant de ses droits civils et politiques.

Cette inscription s'annule à la demande expresse de l'électeur et reprend effet par le même moyen.

L'annulation par un citoyen de son inscription sur les listes électorales entraîne pour sept ans la déchéance de ses droits politiques. Durant ce temps il ne peut ni élire ni se faire élire.



L'unique intérêt de cet article est de redonner une légitimité juridique à l'abstention afin que l'électeur le soit pleinement ! En gros, c'est l'article qui "légalise" le droit de s'abstenir de participer au scrutin. Celui qui permet de se retirer du système. Il implique des conséquences pour le citoyen qui se désiste mais présente un grand intérêt pour le scrutin en général. Il colore le chiffre de l'abstention ! Il la légitime en lui donnant un sens précis : " Qui ne dit mot consent ! " (Celui qui ne s'oppose pas accrédite.)

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 20:00

Modifié le samedi 23 mai 2009 10:17

article III. l'opinion publique.

article III. l'opinion publique.
Tout mandat démocratique appelle une fois l'an un SOR (Sondage d'Opinion Référendaire).

Au cours d'un SOR, l'abstention confirme l'élu républicain en place dans sa fonction, tandis qu'une majorité absolue de votes blancs le désavoue et déclenche un scrutin démocratique.

Au terme de six ans sans alternance, il est automatiquement procédé à un scrutin démocratique la septième année.



Le SOR, paradoxalement à la clause démocratique vise à animer le système, à nuancer le débat en rythmant notre régime politique. En le ponctuant ! C'est un scrutin annuel qui n'engage qu' un candidat à la fois, l'élu en place. Mais parce que l'Opinion Publique (la vraie) n'est jamais anodine et que la clef de la République reste une certaine idée du sens de l'honneur, le SOR est un véritable référendum !


Comment trouvez-vous que l'élu gère son mendat en ce moment ?
A cette question, 1 réponse possible parmi 3 possibilités.


Si tu trouves qu'il est bon :

1. la confirmation.
Tu votes pour l'élu en place afin de légitimer son travail. Il n'est pas juste de vilipender les élus quand ils jouent aux cons si l'on ne peut pas les récompenser quand ils font du bon boulot !


Par contre, si tu trouves qu'il n'est pas bon, y a 2 choses :

2. le vote blanc.
Soit tu optes pour qu'il soit remercié en votant blanc. Ce vote (même sans majorité absolue) désavoue l'administration en cours. Une majorité absolue du vote blanc déclenche un scrutin républicain. Dans ce cas précis, l'élu ne passe plus ! Pas encore. Les autres candidats reviennent et là, on s'explique tout de suite ! Il s'agira cette fois d'appliquer plus strictement la lettre...

3. L'abstention.
Soit tu te dis qu'il est peut-être mauvais, mais que pour l'instant, ce ne serait pas constructif de destituer ou de désavouer l'élu en place, quel qu'il soit. Donc il passe quand même ! Et là, il te suffit de t'abstenir de voter !!!
C'est simple, non ?...

Maintenant, si tu estimes que tu n'as pas envie de prendre part au débat républicain et qu'il est hors de question qu'en ne faisant rien tu votes quand même pour quelqu'un, l'élu en place, la VI° République t'as prévu une option. Elle est détaillée à l'article II...

# Posté le dimanche 27 juillet 2008 19:51

Modifié le samedi 23 mai 2009 10:17